L’équipe de débat de l’INAGHEI, sacrée vice-championne du concours de plaidoirie, 13e Salon du Droit

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Dans une ambiance super extraordinaire,  au rythme des raisonnements juridiques et des affrontements d’idées, l’équipe de débat de l’INAGHEI a une nouvelle fois porté haut les couleurs de son institution. À l’issue de la première édition du concours de plaidoirie organisée dans le cadre de la 13e édition du Salon du Droit, l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI) a été sacré vice-champion, au terme d’un parcours remarquable.


Organisé par le Cabinet Patrick Laurent et Associés, en collaboration avec l’Inspection Générale des Finances (IGF) ainsi que plusieurs institutions étatiques, ce concours de plaidoirie avait pour toile de fond une problématique chronique de l’actualité haïtienne : la corruption. Un thème sensible, complexe, mais profondément nécessaire dans un contexte où la question de la transparence publique et de la gouvernance demeure au cœur des préoccupations nationales.


Durant ce rendez-vous intellectuel, quatre grandes équipes universitaires se sont affrontées : l’INAGHEI, la Faculté de Droit et des Sciences Économiques (FDSE), l’Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH) et l’Université Quisqueya (UniQ). Chacune avait la lourde responsabilité de défendre sa thèse avec force, logique et persuasion devant un jury attentif aux arguments autant qu’à la maîtrise oratoire.


Le concours s’est déroulé en deux grandes phases : les demi-finales et la grande finale.


D’abord, la première demi-finale mettait aux prises la FDSE et l’Université Quisqueya autour du sujet : « L’indépendance des institutions de contrôle en Haïti : pour ou contre ? » Dans cet affrontement d’idées, l’UniQ défendait la position favorable tandis que la FDSE soutenait la position contraire.


Ensuite, la deuxième demi-finale opposait l’équipe de débat de l’INAGHEI à celle de l’UNDH autour du sujet : « La lutte contre la corruption est de la responsabilité des institutions publiques. » Fidèle à sa stratégie argumentative, l’INAGHEI défendait la position contre, pendant que l’UNDH plaidait en faveur de cette affirmation.


À l’issue de ces demi-finales particulièrement disputées, le verdict du jury est tombé : l’INAGHEI et la FDSE validaient leur ticket pour la grande finale. Une affiche 100% UEH qui annonçait déjà un choc de haut niveau entre ces deux facultés.


Pour cette ultime confrontation, le sujet retenu était : « L’inefficacité de la lutte contre la corruption est due à la faiblesse du système judiciaire. » où l’INAGHEI défendait la position Pour, pendant que la FDSE plaidait en position contre.


Une thématique exigeante, qui appelait à la fois des connaissances juridiques, une compréhension fine des réalités institutionnelles haïtiennes et une grande capacité d’analyse.


Pendant plusieurs minutes, les deux équipes se sont livrées à une véritable guerre d’arguments. Réfutations incisives, démonstrations, éloquence : la finale a tenu toutes ses promesses. Dans un duel serré jusqu’aux derniers instants, c’est finalement l’équipe de la FDSE qui a pris l’avantage et remporté le trophée, laissant toutefois derrière elle une équipe INAGHEIENNE combative et admirée pour la qualité de sa prestation.


L’équipe de l’INAGHEI était composée de Norhalie D. LOUSY, Jordany PIERRE LOUIS, Paolo D. DERA et Wesna LUMA. Accompagné de Schadrac JOSEPH, président du Comité des Étudiants de l’INAGHEI, aux côtés de Pierre Dona JULIEN, point focal de l’IGF à l’INAGHEI pour cette initiative.


De son côté, l’équipe victorieuse de la FDSE réunissait Jean Gardy TERNILUS, Daniela FREMOND, Riska Soline FORTUNAT et Speressou DIRENY.


Cette nouvelle performance confirme la montée en puissance de l’INAGHEI dans l’univers du débat et de la prise de parole en Haïti. Après la finale disputée lors du concours de débat MapouLab l’année dernière, l’institution continue d’affirmer sa présence parmi les références estudiantines en matière d’art oratoire, de réflexion critique et d’argumentation.


Au-delà de la compétition, ce concours aura surtout démontré l’importance de créer des espaces où la jeunesse universitaire peut confronter ses idées, défendre des positions et réfléchir collectivement aux grands défis du pays. En ce sens, le Salon du Droit apparaît comme une initiative salutaire, utile et profondément nécessaire pour nourrir le débat intellectuel en Haïti.


Car lorsqu’une société permet à ses jeunes de parler, d’argumenter et de penser, elle prépare déjà les fondations de son avenir.




✍️ Par 𝐒𝐜𝐡𝐚𝐝𝐫𝐚𝐜 𝐉𝐎𝐒𝐄𝐏𝐇  :

✓ Président du Comité des Étudiants de l'INAGHEI 2024-2025 

✓ Directeur Publication « Les Cahiers de l'INAGHEI »

✓ Politologue en Formation à INAGHEI (Université d'État d'Haïti, UEH) ;

✓ Téléphone : +509 4836-3313.

✓ E-mail : josephschadrac16@gmail.com.



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