Discrète
mais déterminée, elle, Naura Belizaire — étudiante en sciences politiques,
option Relations internationales (promotion 2022-2026) à l'INAGHEI — s'est
distinguée à plusieurs reprises dans des concours organisés par des
institutions reconnues du pays.
En
décembre 2024, elle participait à la 5ème édition du concours national de dissertation
sur les Marchés Publics pour l’attribution du prix Joseph François Robert
Marcello, organisé par la Commission Nationale des Marchés Publics ( CNMP),
intitulé ‘Les marchés publics et les PME en Haïti, entre conditions
d'accès et non représentativité.’ À travers sa plume, elle a illustré les
obstacles qui empêchent les PME d’accéder aux marchés publics. Cela lui permettrait
d’honorer parmi les trois lauréats de ce concours après la délibération du
jury.
Ensuite,
en 2025, Elle a été approuvée par le jury du concours organisé par l’Université
d’Etat d’Haïti ( UEH), notamment la Direction de la Vie Étudiante (DVE),
intitulé Konkou tradiksyon ak entèpretasyon an kreyòl chan patriyotik
ayisyen, dans lequel elle a traduit et interprété l’Hymne à la
jeunesse connu sous le titre de Fière Haïti, écrit par Édouard Antonin
Tardieu et composé par Baptiste Desaix
(musique), se distinguant ainsi parmi les dix finalistes.
En
2026, alors qu’elle s’est distinguée parmi les six finalistes du concours
organisé par l’Office de la Protection du Citoyen ( OPC), intitulé Droit des
femmes et élections. Dans ce cadre, elle descend dans l’arène où elle
attire l’attention sur les raisons pour lesquelles les femmes ne participent
pas activement à la politique en Haïti,
et plus particulièrement aux élections : « Du fait que la société
haïtienne a toujours priorisé le patriarcat, beaucoup de femmes doivent
concilier ces exigences avec leurs responsabilités au foyer ; dès leur jeune âge, de nombreuses filles sont
découragées par leurs parents ou des proches d’envisager une carrière
politique, qu’on leur dépeint comme source de conflits, de dangers. »
a-t-elle exprimé tout en proposant des solutions durables face à ces constats :
« La sensibilisation à la participation politique doit commencer au plus
jeune âge, notamment auprès des jeunes filles, afin de leur faire comprendre
leurs responsabilités citoyennes et l’importance de leur engagement dans la vie
de leur communauté, de leur pays ; elle doit ensuite s’étendre aux
familles, et à l’ensemble de la société, car leur soutien peut encourager les
femmes à participer activement aux élections et se porter candidates ».
Donc, elle insiste pour que la participation des femmes à la politique doit
être un droit, mais non un privilège. De plus, elle s’inspire d’Ertha Pascal
Trouillot, ancienne présidente a.i de la République d’Haïti, pour sensibiliser les
femmes à faire de la politique en Haïti.
Naura
est une étudiante engagée, qui se fait reconnaître à travers ses textes dans
lesquels elle réfléchit sur les réalités de la société haïtienne. Une femme qui
ne veut pas être spectatrice des maux de son pays, propose souvent des solutions
durables pour y faire face. C’est pourquoi, dès aujourd’hui, elle se lance dans
la mêlée pour exiger une société inclusive et durable en Haïti.
- Étudiant en Administration Publique
- Ex-Secrétaire du Comité de l'année propédeutique 22-23 (PM)
- Vice-Président du commission logistique du Comité des Étudiants de L'INAGHEI 2024.


