
Une quarantaine d’étudiants finissants de la Faculté de Droit et des
Sciences Économiques (FDSE) devaient commencer un stage au ministère de
l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MCIT) dès la première semaine
de juin 2026. Plus de cinq mois après la réunion de planification du 22 mai,
aucune suite concrète n’aurait été donnée à leur demande. Les étudiants
appellent les responsables concernés à faire avancer le dossier.
Le 27 janvier 2026, le Doyen de la Faculté
de droit et des Sciences Économiques (FDSE), Me Jean Eugène PIERRE-LOUIS, a
adressé une demande au ministère de l’Intérieur et des Collectivités
Territoriales (MCIT). Il sollicitait l’accueil d’une quarantaine d’étudiants
finissants issus des deux départements et des deux vacations de la Faculté.
L’objectif était de leur permettre de se familiariser avec les structures
organisationnelles, le fonctionnement et les pratiques de l’administration
publique haïtienne.
Le 20 mai, le ministère a répondu au Doyen
en convoquant une réunion de planification pour le 22 mai, dans ses locaux
situés au No. 13-15, rue Mercier LAHAM, à Delmas 60. Selon certains de ces étudiants
contactés par la rédaction des « Cahiers de l’INAGHEI », la rencontre s’est
effectivement tenue. À cette occasion, les responsables du ministère auraient
annoncé que le stage débuterait au cours de la première semaine de juin.
Pourtant, plusieurs mois plus tard, les étudiants affirment n’avoir reçu aucune
suite concernant leurs dossiers.
Frustrés par cette longue attente et
l’absence de suivi, les étudiants ont sollicité la rédaction afin de faire
entendre leur voix auprès des autorités concernées. Ils demandent aux
responsables du ministère de donner suite à leurs dossiers afin de leur permettre
d’effectuer ce stage. Ils considèrent cette expérience comme une occasion
d’acquérir des connaissances pratiques et de mettre leurs compétences au
service de leur pays, auquel ils estiment devoir une partie de leur formation,
financée par les contribuables.
Par ailleurs, les étudiants s’interrogent
sur le contraste entre cette situation et les déclarations de personnes qu’ils
décrivent comme des militants sans véritable formation, affirmant sur les ondes
de certaines stations de radio de la capitale avoir été nommées par ce même
ministère. Pendant ce temps, des étudiants en fin de formation peinent toujours
à obtenir un suivi de leur demande de stage.
Toutefois, malgré cette longue attente,
les étudiants se disent prêts à répondre à l’appel du ministère et à mettre
leurs connaissances au service de la collectivité, en reconnaissance de la
contribution de celle-ci à leur formation.
